Vairé vous verrez ça peut-être compliqué. Vairé c'est un multi-enchainement. Un truc où faut pas trop réfléchir mais un peu quand même. Un truc où faut savoir aussi bien aller vite à pied qu'à monter sur son vélo. Un truc où les lactico-tolérants se frottent les mains en te disant "J'adore le goût du sang dans la bouche" avec les dents encore rougâtres.

On assure le minimum syndical. 10ème de cette 3ème étape. Guillaume s'offre son premier TOP10. Les jeunots ont souffert sur le début de course, plaçant notre 3ème trop loin pour rééditer le résultat de Parthenay. Gwen trouve que ça va trop vite mais reste toujours dans le "game". On repart de la Vendée avec une confortable 10ème au classement général. La zone de relégation s'éloigne encore un peu plus. On se prend à croire qu'on saura là en 2019. Guillaume revient sur son exploit, qui doit maintenant devenir une routine : 

Dernier GP avant de rechausser les pointes : Première CAP : je me dis que ça va partir comme des fous.

Pas hyper bien placé je remonte pas mal de monde au bout de 300m. J'étais un peu loin de la tête mais en me plaçant 20-25ème je savais que ça allait rentrer dans le premier pack. Je prends mon vélo avec mes super pédales de VTT et je me mets dans le premier pack. La cassure se fait avec le deuxième pack. Je reçois quelques conseils de Paul Bergé, qui me pousse même à un moment donné pour me dire où aller. Comme au premier Grand-Prix je suis en queue de peloton, la première bosse se fait assez rapidement. Ça se calme par la suite.

 Deuxième transition : C'est reparti pour la cap, j'arrive à boucher les 15-20m sur le groupe de tête. Je me retrouve avec les costauds de la D2, Mikael Antoine, Loïc Chuberre etc. Le rythme ne me semble pas hyper élevé, alors qu'en fait en regardant les résultats ce n'était pas si lent que ça. Letellier remonte de l'arrière et prend les devants, il relance. Je me retrouve avec Mikael Antoine 5-10m de la tête. Je me dis que ça va le faire vu que ma transition allait être rapide avec mes pédales VTT. Manque de chance ou de maitrise, je mets un temps fou à mettre mon casque. Je sors donc du parc avec 100-150 de retard. Me voilà partie en chasse patate "Je ne vais jamais revenir !".

Mais en fait si, je remonte dans le pack après la bosse. Le vélo se passe plutôt bien, je me cale derrière Drouault de l'Endurance en disant à Mikael, "mets-toi derrière avec moi, il va sortir dans la dernière bosse c'est sûr". Mauvais pronostic, on rentre tous ensemble à la dernière transition. C'est parti pour ce dernier 1400m, manque de jambes ? Manque "d'ambition" ? ou alors la peur de jouer avec les meilleurs, je me laisse distancer en me disant "top 10 ce n’est déjà pas si mal", (j'étais en train de compter le nombre de bonhommes devant moi). A l'arrivée, 10ème place. Très content quand même d'avoir été dans le coup.

Le 3ème GP est donc terminé, l'heure est venu d'une trêve "Duathlon" avant la Finale de septembre et la Coupe de France des clubs. Certains retournent sur la piste d'athlétisme, d'autres ajoutent la natation. Sur un ton décalé et léger à l'image de l'état d'esprit de cette équipe jeune et dynamique, Arnaud nous offre sa prose pour résumé ce début de saison.

Il était une fois une quinte de chevaliers et leur bon écuyer. Ces braves gens vivaient paisiblement dans le monde merveilleux du duathlon. Mais en l’an de grâce 2018, une guerre sans pitié se dessinait. Les valeureux guerriers s’allièrent dans le dessein de combattre en D2 sous le même drapeau.

Stage de cohésion à Hillion
Forte de cette union, c’est ainsi que l’équipe s’en alla fourbir ses armes durant deux nycthémères en territoire breton. Cette escapade fut l’occasion resserrer les rangs parmi les troupes dans une ambiance très chevaleresque.
Résultat : 180km de vélo et 30km à pied, des crampes et des doigts gelés
Est-ce que quelqu’un sait comment allumer le poêle à bois ?
 
Grand Prix de Paillencourt
Première bataille de l’année, sur les terres du Nord.
Surprise : découverte d’un championnat très dense qui ne pardonne pas, petite claque pour notre arrivée en D2, nous dirons que c’était à cause du froid et de la pluie.
Point positif : la frite-fricadelle d’après course
Le coach serait-il plus stressé que les athlètes ?

Grand Prix de Parthenay
Conditions de course parfaites pour le second Grand Prix, parcours technique et exigeant. Une équipe venue en tongs et short mais très concentrée sur les objectifs.
Points positifs : une équipe homogène et en nette progression, les erreurs passées ont servi de leçon, nous remontons au classement général
Résultat : 8ème place par équipe
Le ping-pong, c’est bien, le duathlon c’est mieux

Grand Prix de Vairé
Course très rapide sur un format Multi-enchaînements qui pique un peu les jambes.
Au Trivial Poursuit comme en course, ça se joue parfois à peu de choses.