Récit de Emmanuelle Mahé avec l’approbation de Cédric Lecourt :

« Cédric s’était fixé l’objectif Tribreiz depuis le printemps pour participer à ce championnat Breton de triathlon L dans les Monts d’Arrée. Moi, en quête de motivation, deux mois avant l’épreuve, je me dis : « pourquoi pas y aller aussi. » Je connais l’épreuve pour avoir été deux fois supportrice de Régis en 2010 et 2011. Le cadre est magnifique autour du Lac du Drennec à Sizun dans le Finistère. Je m’inscris. Cédric compte sur moi pour mettre en lumière ce super triathlon donc je vais faire de mon mieux.

Pour ceux qui ne connaissent pas les Monts d’Arrée, il faut savoir qu’ils se méritent du fait de leur dénivelé important et qu’on y trouve des athlètes particuliers comme Colin Arros.
Merci à lui et son compère Arnaud Guilloux pour les vidéos de reconnaissance de tous les parcours. Leur humour et leur sympathie donnent déjà une bonne idée de l’ambiance sur place.

Petit point historique, le Tribreiz est l’un des premiers  triathlons L en France. D’ailleurs, en 2010 pour s’inscrire, il fallait être au taquet. Les inscriptions étaient remplies en 10 minutes. Je vous le disais les Monts d’Arrée se méritent ! Maintenant, c’est plus facile de s’inscrire vu le nombre grandissant de courses L.
D’ailleurs course L, pas tout à fait, car les distances sont :

- 2500 m en natation, dans une eau claire remplie de petits poissons, en 2 boucles avec 1 sortie à l’australienne où le public vous remotive pour la 2ème boucle,

- 84 km en vélo en 2 boucles, avec pleins de côtes dont seuls les Bretons du fin fond de la Bretagne ont le secret, et de descentes pas assez longues pour récupérer, dans un cadre bocageux et ombragé,

- 20 km à pied autour du lac, pas si plat que ça, avec un passage sur une plage où les familles se disent : « Mais que font ces fous à courir sous cette chaleur et combien de tours font-ils ? » 3 tours.

Sinon la course, et bien c’est comme un match de foot, il y a des perdants et des gagnants.

Les perdants, ce sont ceux qui ont été contraints à l’abandon (prêt de 20 % des partants).

Les gagnants, ce sont ceux qui ont réussi à rejoindre la ligne d’arrivée, chacun a ses atouts :

-          Bonne préparation de la course avec si possible reconnaissance du parcours vélo

-          Bon potentiel (bon ben ça, ça se passe dans le ventre de Maman !)

-          Bonne gestion de l’effort, s’économiser en vélo pour arriver à courir correctement (y en a qu’ont essayé, mais le parcours vélo était trop corsé pour eux et ils ont eu des crampes à pied. C’est mon cas.)

-          Bonne gestion de son alimentation et de son hydratation (« si tu manges pas, tu tombes », spéciale dédicace à Régis Mahé)

-          Bonne adaptation à la chaleur (pareil, on n’est pas tous égaux physiologiquement !)

-          Bonne adaptation de son effort en fonction de la chaleur, réduire l’allure pour ne pas faire de surchauffe.

-          Être intelligent ça aide ! Et normalement avec l’expérience, on évolue.

Bref, on a su s’adapter Cédric et moi ainsi que les deux Ernéens et le Mayennais et on a fini cette course.

Pour les résultats, Cédric finit 33ème en 5h02,25 et moi 9ème féminine en 6h06,36, mais l’essentiel est ailleurs. Nous y étions à cette édition 2018.

Et vous, serez-vous à l’édition 2019 ?

(Autres impressions de course, photos et vidéos sur le site internet de l’épreuve, leur compte facebook ainsi que sur le mien)