Pendant les vacances, j’ai pris part à quelques triathlons.

Un événement m’a particulièrement marqué à la fin d’un de ceux-là où il n’y avait eu aucune ombre au tableau (bénévoles extras, orga super, concurrents respectueux, …) jusqu’à la ligne d’arrivée.

Une fois franchie, en discutant fièrement avec mes petits camarades de nos performances respectives, j’ai entendu un coup de sifflet venant de la dernière ligne droite avant l’aire d’arrivée. Je me retourne et je vois un monsieur qui avait dans les bras son enfant qu’il avait récupéré de l’autre côté de la barrière. Surement en vue de parcourir les derniers mètres pour accompagner son sportif de papa. Son héros d’un jour. Un arbitre a intimé l’ordre au papa de remettre l’enfant dans les bras de sa maman (j’imagine) et c’est presque tout confus que le concurrent a franchi la ligne. Et bien moi je ne trouve pas ça bien et je ne vois pas quel règlement peut justifier qu’un finisher ne puisse partager ce moment d’émotion avec sa famille. Pour certains, finir un format M relève d’un défi personnel. Le temps qu’on passe à nager, rouler et courir pour le préparer, c’est souvent du temps pris sur le temps familial. Ce sacrifice paternel qu’il a dû consentir pendant toutes ses heures d’entrainement, il me semble légitime qu’il puisse le rendre à sa famille…comme un cadeau. Maigre consolation du temps qu’il n’aura pas passé avec eux. Et je ne connais pas d’enfants qui n’apprécient pas de passer la ligne le sourire aux lèvres, illuminant les arrivées d’anonymes de sourires photogéniques que devraient chassés les photographes avec délectation.

Alors voilà, j’ai lu au début d’année que la fédération refusait ce genre d’arrivée. Qu’elle souhaite enlever ce moment de partage et de communion est une chose, que les organisateurs puissent émettre un avis aux arbitres pour assouplir certaines règles, une autre.

Je ne franchirai jamais la ligne en vainqueur alors, SVP, laissez-moi la franchir avec mes enfants !

François.