Nous continuons avec les retours de nos athlètes et bénévoles sur le triathlon de Laval. Pour commencer, un récit de Nicolas Bouhours qui réalisait à Laval son premier triathlon Format M.

Après avoir commencé avec le club en septembre et partant de loin (je ne savais pas vraiment nager le crawl, courais une fois par mois), histoire de pimenter la chose j’ai décidé de commencer directement par un format « M » et sur le tri de Laval ! Je redoutais un peu la natation, je me suis placé tout derrière, après 100 mètres finalement il s’avérait je n’étais pas le plus lent et j’étais pas mal gêner par les pieds de devant, une déportation sur un côté et j’ai pu trouver mon rythme. C’était plus tranquille dès la moitié de la course ou des écarts avaient pu être faits. Au final je sors à plus de la moitié du paquet. Content je pensais vraiment sortir plus loin que ça.

 Une transition olympique (quasiment 4 minutes, un peu de mal a enlevé la combi et j’ai réussi à perdre le capteur, le scratch c’était pris dans celui de ma combi sans le voir. Un peu de panique et quelques places de perdu mais ça m’apprendra a mal m’organiser), hop me voilà sur le vélo. Hormis avoir fait tomber mon bidon et avoir dû faire demi-tour pour le récupérer, tout c’est bien passé ! Mon gabarit m’avantageait plutôt dans les montés que proposait le parcourt et j’ai pu récupérer une quinzaine de place. Une transition sans accroc et me voilà parti pour la course à pied sous un beau soleil ! Un peu trop même, je suis parti sans doute trop vite vu les conditions et j’ai tenu 1km après plus rien dans les jambes. J’ai essayé de limiter la casse durant le reste. Ce qui me rassure c’est que je n’étais pas le seul dans ce cas. Finit avec un peu de souffrance en 2h32 ! (92/143 a l’arrivée).

 Vraiment content pour un premier surtout que j’ai fait pas mal d’erreur sur les transitions et sur l’alimentation/boisson (partir avec une gourde d’eau simple que j’ai pas assez utilisé sur le vélo et sans alimentaire c’était sans doute pas le mieux). Une super journée vraiment plaisante. Ces quelques mois d’entrainement valaientt la peine, j’ai pu en profiter pour récupérer pas mal de conseil de la part d’autres membres du club, prêt à attaquer le prochain !

 

Nicolas Goupil réalisait quant à lui son deuxième triathlon M, après Mayenne :

Seconde expérience pour moi sur un triathlon au format M après Mayenne 2 semaines avant, j'arrive avec un peu de stress à Laval. Je connais le circuit vélo grâce aux entrainements club du Samedi et je sais ce qu'il nous attend...

Un petit échauffement à vélo avec Fabrice et c'est parti pour l'entrée sur le parc à vélo avec tout le matos. Il fait chaud, très chaud !! Mais il faut enfiler la combinaison pour nager et une petite attente avant de rentrer dans la Mayenne, nous passe en mode cuisson vapeur... La mise à l'eau (à 22°) est plus que rapide et fait vraiment du bien ! Je me place en première ligne pour le départ de la natation car je suis mauvais nageur et j'espère profiter de l'effet d'aspiration (on ne sait jamais...). Au coup de pistolet c'est la machine à laver comme d'habitude, je nage au mieux en essayant de soigner ma technique pour perdre un minimum de temps dans l'eau. Je sors milieu de paquet comme à Mayenne et une transition catastrophique plus tard c'est parti pour le vélo. Je sens assez vite que je ne suis pas dans un grand jour, les jambes sont lourdes et je suis collé dans les bosses. Je remonte quelques places au fil des kilomètres mais c'est dur, j'ai du mal à emmener le grand plateau et à me mettre en danseuse pour relancer.

A la fin du second tour vélo, je commence à avoir mal au ventre, ce n'est pas terrible mais va falloir faire avec pour la course à pieds. Retour au parc à vélo 46ème, j'aurais fait une transition correcte si je n'avais pas oublié d'enlever mon casque... heureusement mon président crie "Nico !!! Ton casque !!!" marche arrière pour le reposer sur le vélo comme le veut la règle... Je repars sur la course à pieds bien énervé et surtout bien trop vite, j'ai des pointes de coté de malade qui m'obligent à réduire le rythme si je veux continuer à courir. Je fais le premier tour à l'agonie en me disant que je ferais mieux d'arrêter, la chaleur est terrible et on cherche de l'ombre dès que possible. Mais je ne suis pas seul dans cet état, beaucoup d’athlètes courent lentement, marchent et s’arrêtent aux ravitaillements en eau. "Il faut finir" c'est mon objectif à partir de ce moment.

Second tour à pieds, c'est toujours la galère mais je reviens sur Fany et nous faisons route ensemble sur quelques kilomètres, on se soutient mutuellement pour aller au bout et ça fait du bien au moral ! A la sortie du pont Pritz, c'est la dernière ligne droite et ça va un peu mieux coté estomac, je me fais reprendre par mon pote Etienne de Mastria qui me motive pour le suivre et finir sur un bon rythme. Nous finissons les 9 km ensembles sur la ligne d'arrivée, merci Etienne ! 51 ème et 2h19' de souffrance mais heureux d'avoir fini !

Et sinon Antoine H. nous offre sa prose sur son expérience en tant que bénévole :

Dimanche matin du Sprint de Laval 2017, 8h30 et des poussières, Kiosque du square de Boston.

Ambiance orange et noire.

On est à la maison.

Serrages de paluches.

Claquages de bises.

On prend des nouvelles de chacun : premières courses de la saison, dernières séances d'entraînement, prochaines courses, la forme, bien ?

La tension est palpable chez ceux qui s’apprêtent au départ du matin, mais aussi chez ceux qui, à l'heure de prendre leurs postes de bénévoles, pensent déjà à la course de l'après-midi.

 

Une fois le matos de signalisation récupéré, l'ordre de mission est donné : je suis préposé au rond-point de l'entrée de Changé.

Comme on est détendus avec mes acolytes bénévoles, on s'offre le départ des femmes avant de prendre notre poste.

C'est toujours un beau spectacle le départ d'un triathlon, alors on se fait plaisir.

Hyper optimiste, je leur propose de profiter du départ hommes, mais en fait ça va vite 650 mètres, surtout pour la tête de course.

Et les premières féminines reviennent déjà vers la cale après leur demi-tour... il faut filer fissa à Changé : zaï, zaï, zaï !

 

Pas très malin (mea culpa) : on est sur place quelques secondes avant l'arrivée en trombe de la première féminine... ça met dans le bain direct !

L'organisation n'est pas claire. On se rend vite compte qu'on est 2 alors qu'il faudrait au moins 3 bénévoles (il y a 4 entrées) pour maîtriser la circulation.

Et contrairement à Pritz l'année passée sur le M, pas de gendarmes pour se faire respecter des automobilistes récalcitrants...

Heureusement, Pierre-Marc m'a dégoté un sifflet qui fera autorité ! (note pour les prochaines éditions : à généraliser sur les ronds-points)

Vincent, qui est au carrefour juste à côté prend un poste intermédiaire mais néanmoins essentiel entre les 2 lieux : il filtre, il bloque quand il faut.

De la coordination, faut se regarder et être attentifs aux vélos qui arrivent de loin.

 

On se rend compte que les voitures peuvent emprunter le circuit dans le sens de la course... quoi ??!!!??

Ça signifie qu'elles déboulent "en masse" avec les féminines puis les premiers hommes...

On est pris de court par un groupe de voitures qui s'agglutinent... et un paquet d'hommes de tête (pas bien les gars, 'tention à la pénalité !) qui se voit freiné par ce ralentissement. Ça grogne un peu dans la tête de ce mini-peloton, à juste titre, et ce sera le seul hic de notre part. La stratégie est maintenant claire : il faut dégager en priorité les voies empruntés par les coureurs, donc éviter que ça bouchonne.

Pas question de les faire freiner ou pire s'encastrer dans le véhicule qui pilerait devant.

C'est là que le sifflet intervient pour fluidifier en priorité la circulation dans le sens de la course : dégager les voitures pour ne pas obstruer les voies, c'est ça le secret, en fait.

Les autres attendent, même si en principe ils devraient être prioritaires. Ben ouais, y'a une course là les gars, tu peux râler, mais c'est une question de sécurité ! Toute la subtilité à Changé c'est le challenge d'un rond point puis d'un beau carrefour de centre-bourg en enfilade.

Les ingrédients sont là, et ça donne : des râleurs, les sourires des gens patients et curieux qui s'amusent de nous voir galérer, un gros camping-car qui passe 3 fois (perdu ou sadique ?), un type qui s'excite et qui patine en redémarrant en trombe, une porche vrombissante dans le sens de la course pour le retour vers Laval, des voitures au goutte à goutte dans la montée vers la route d'Ernée d'où les coureurs arrivent à bloc, souvent déportés sur la gauche...

 

Le hic c'est que la pluie s'invite et rend rapidement la chaussée grasse.

Et là c'est le drame : glissades récupérées de justesse (Claudius, Anthony s'en sortent bien) et chutes en pagaille (dont mon gars Fanch' qui a réagi très (trop) tôt à mon encouragement à la relance, encore désolé, mec).

Si la majorité se relève et repars avec de belles égratignures et des hématomes qui n'apparaîtront que plus tard, je ramasse un petit gars pour qui la course est terminée, il repartira avec les pompiers. Triste pour lui.

 

En bref, on sait tous à quel point c'est agréable de se donner à fond dans une course sans avoir à se préoccuper de la circulation.

Ce confort on le doit aux bénévoles qui assurent notre sécurité pendant la course. 

En vélo, quand le souffle me le permet, je saisis chaque occasion pour glisser un petit "merci" aux bénévoles.

Pour en avoir reçu quelques-uns en retour ce dimanche matin, je me dis que vraiment c'est chouette de s'engager, même un peu, dans la limite de nos possibilités.

On s'engage tellement pour nos séances d'entraînement : quand elles ne sautent pas, elles sont parfois difficile à caler dans nos vies déjà bien remplies...

On peut bien lâcher quelques heures pour que continuent d'exister les belles courses de notre sport favori !

Faites vivre votre sport, choisissez l'altruisme, il vous le rendra lorsqu'à votre tour vous prendrez le départ de la course, Amen.

 

Père Antoine H.